L'épisode, peu banal, s'est produit le 9 février dernier en fin d'après-midi au coeur de Carcassonne.
Dans la principale artère commerçante de la ville, un Roumain d'une quarantaine d'années avait été interpellé par la police municipale, alors qu'il déambulait braguette ouverte, le sexe à l'air tenu en laisse par sa compagne. A 70 centimètres de là, au bout de la chaîne attachée à son pénis, se trouvait en effet son amie, une commerçante à la retraite qu'il avait mise au défi de se livrer à ce défilé plus étrange qu'érotique.
La dame en question n'a pas été inquiétée par la justice, en revanche l'homme a été condamné vendredi 8 avril à une peine relativement symbolique de dix euros d'amende avec sursis.
Plus hilare qu'autre chose, le tribunal correctionnel de Carcassonne a entendu les explications de la retraitée qui a assuré que la chaîne était attachée à un bouton du pantalon de l'exhibitionniste et non à son sexe. Plutôt indulgent et railleur, le procureur de la République Antoine Leroy s'est amusé de la taille de l'objet du délit (celle de la chaîne, non du pénis...) et a requis une peine modérée, ajoutant à l'adresse des prévenus que "réaliser un fantasme diminue la libido".
Sans émettre de jugement sur la pratique sexuelle apparemment sadomasochiste, la présidente du tribunal a prononcé la condamnation à une amende et a appelé le couple à cantonner ses jeux sexuels à l'intimité de son domicile.
